3 choses à savoir absolument avant de monter son entreprise

Vous avez de nombreux projets ? Parmi eux, vous souhaiteriez créer votre propre entreprise ? L’entrepreneuriat est la meilleure activité du monde, selon certains. Plus de patron, des congés libres, une rémunération motivante et surtout, un projet qui vous ressemble. Telles sont les promesses que la création de société murmure à l’oreille du créateur d’entreprise. Et pourtant…

La réalité est parfois toute autre. Les créateurs d’entreprise se retrouvent de (trop) nombreuses fois démunis face à un manque de préparation ou un mauvais calcul de leur projet économique. Pourtant, il peut être facile d’éviter les difficultés au moment de la création d’entreprise. Parmi les meilleures options, 3 choses doivent être impérativement connues de la personne motivée pour monter son propre business.

La partie la plus longue se situe avant la création juridique

Lorsqu’on envisage de créer une société, on pense souvent aux formalités juridiques et administratives qui devront être accomplies et qui peuvent rapidement devenir un calvaire pour un public non averti. Cependant, ces formalités sont loin d’être la phase essentielle de la création de société. De trop nombreuses personnes se lancent dans leur activité sans réellement avoir préparé cette dernière. C’est là une énorme erreur que de croire qu’une entreprise dont les formalités ont été parfaitement accomplies va forcément rapporter.

La préparation est l’étape la plus importante. La réalisation d’un business plan n’est à ce stade pas optionnelle pour créer une société commerciale. Le créateur d’entreprise doit réfléchir à son activité et créer quelques documents qui l’aideront à y voir plus clair, et accessoirement, à rechercher un soutien financier.

  • Une étude de marché qui fait état de la concurrence que vous subirez. Votre activité est-elle régionale ou nationale ? Votre secteur d’intervention est-il peu ou très concurrentiel ? Quelle est la taille de vos concurrents ? Sont-ils installés depuis longtemps ? Quel est leur chiffre d’affaire ? Toutes ces questions vous permettront de mieux savoir dans quel marché vous vous investissez, et vous donnera une idée des difficultés que vous pourrez rencontrer.
  • Un bilan prévisionnel. Ce bilan, purement théorique, est fondé sur l’activité de vos concurrents. C’est lui qui vous permettra de calculer suffisamment longtemps à l’avance les gains que vous pouvez espérer réaliser avec votre société. Le bilan prévisionnel est un document particulièrement important à deux égards. Pour vous-même, il vous permet de voir si votre activité vous permettra de toucher un salaire stable ou non. Pour vos partenaires financiers (associés, banques…), le bilan prévisionnel garantira la bonne santé financière de votre entreprise, et sera une opportunité pour vous accorder leur confiance.

Autant dire que si vous recherchez un financement pour votre activité, qu’il s’agisse d’un apport ou d’un crédit, l’établissement de ces deux documents sera parfaitement indispensable.

Le choix du statut

On en arrive donc à la seconde étape. Cette dernière peut paraître fastidieuse au moment de la création, mais vous vous remercierez en cours d’activité d’avoir pris le temps d’y réfléchir sérieusement ! Quel statut social souhaitez-vous adopter pour votre entreprise ? Les freelances qui souhaitent débuter leur activité préfèrent généralement un statut d’auto-entrepreneur (micro-entrepreneur, désormais) ou le statut d’EIRL (entrepreneur individuel à responsabilité limitée).

Concernant les créateurs de société, de nombreuses possibilités sont ouvertes par le Code de commerce :

  • SASU : Société par actions simplifiée unipersonnelle
  • SAS : Société par actions simplifiée
  • SARL : Société à responsabilité limitée
  • EURL : Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée
  • SA : Société anonyme
  • SNC : Société en nom commercial
  • SCS : Société en commandite simple
  • SCA : Société en commandite par actions

Autant dire que le choix est large ! Quel statut choisir ? Saviez-vous que chaque type de société possède ses particularités. Le choix du statut est donc très important.

Chacun des statuts possède un régime fiscal différent. Par ailleurs, les charges sociales auquel est soumis le chef d’entreprise peuvent parfois varier du simple au double selon le type de société, tout comme la taxation des dividendes. Un savant calcul doit donc être effectué avant de monter sa structure afin d’optimiser au mieux la répartition des gains. Un avocat peut vous renseigner sur les conséquences du statut juridique d’une personne morale avant d’effectuer la création de société.

Vous avez décidé quelle est la structure idéale pour créer votre entreprise ? Reste à présent à effectuer les formalités de création à proprement parler !

Les formalités d’immatriculation

Afin de pouvoir exploiter votre société, il est nécessaire de lui donner une existence juridique. C’est l’objectif des formalités d’immatriculation qui vont conférer la personnalité juridique à votre personne morale. Celle-ci disposera alors de son propre patrimoine et pourra conclure des conventions en son nom.

Si vous souhaitez être complets lors de la création de votre entreprise, vous devrez réunir plusieurs éléments absolument fondamentaux.

Le capital social

C’est sans doute l’élément le plus important dans votre société. Le capital social correspond à la somme que vous apportez à votre structure juridique. Indispensable pour créer une entreprise et immatriculer cette dernière, le capital social possède plusieurs facettes.

Il est le plus souvent connu sous forme d’apports en numéraire, c’est-à-dire d’une somme d’argent que l’associé va déposer sur le compte en banque de la société, chez un notaire ou bien à la Caisse des dépôts et consignations.

Le capital social peut également prendre d’autres formes : un apport en nature correspond à l’apport d’un bien à l’entreprise (une voiture, une licence, du matériel informatique… sont des apports en nature). Un apport en industrie, quant à lui, correspond à l’apport d’un savoir-faire et d’une force de travail.

Le capital social doit impérativement être déterminé d’une façon réfléchie. Il correspond en effet à une garantie de paiement pour vos créanciers, qui pourront saisir ce dernier en cas de litige.

Le siège social

Il correspond à l’adresse physique de votre entreprise. Allez-vous posséder ou louer vos propres locaux ? Aurez-vous recours à une société de domiciliation ? L’adresse de l’entreprise sera le premier élément demandé lors de la création, car cette dernière sera nécessaire pour l’ouverture d’un compte bancaire.

L’objet social

Votre objet social doit être justement déterminé. Ce dernier correspond à l’activité de votre entreprise. Trop restreint, vous pourriez en sortir dans le cadre de votre activité. Trop large, votre objet social pourrait ne plus correspondre à votre activité réelle. Il faut donc veiller à trouver la bonne formulation.

Attention au lieu d’exercice de votre activité : dans certaines zones commerciales, par exemple, le propriétaire du local se voit souvent opposer une clause de non concurrence, qui lui interdit de louer un local commercial à une société qui ferait concurrence à un commerçant déjà installé. C’est ici l’objet social qui définira l’existence d’une situation de concurrence ou non.

La durée de la société

Saviez-vous qu’une société possède une durée ? Celle-ci est importante au regard du droit des sociétés. Inférieure à 99 ans, cette dernière peut être raccourcie ou prorogée selon les besoins de l’activité.

Une fois ces éléments déterminés, il sera nécessaire de rédiger les statuts de votre entreprise. Ces derniers reprendront l’ensemble des éléments vus précédemment et devront être signés par les associés une fois le capital social déposé à la banque ou à la Caisse des dépôts et consignations.

Les associés créateurs doivent faire publier un avis de création dans un journal d’annonces légales (JAL) afin d’informer les tiers de la naissance d’une personne morale. Le formulaire M0 de création d’entreprise sera déposé au greffe du tribunal de commerce afin de faire inscrire la personne morale au registre du commerce et des sociétés (RCS). C’est ce que l’on appelle couramment l’immatriculation. Le Centre de formalités des entreprises (CFE) peut se charger de toutes ces formalités juridiques et administratives si le créateur d’entreprise le souhaite.

Une fois votre société immatriculée, il ne vous reste plus qu’à profiter de votre activité et rechercher vos clients afin de réaliser un chiffre d’affaire convenable !