Les charges sociales des professionnels exerçant en freelance varient selon leur statut juridique. Il existe en effet de vraies disparités, et le calcul de certaines charges doit se faire d’une manière précise. Ci-dessous un récapitulatif des cotisations et charges sociales pour l’autoentrepreneur freelance.

Qu’est-ce qu’un freelance ?

Avant tout, il convient de définir ce qu’est un freelance : il s’agit d’une personne ayant choisi de créer une entreprise sous son propre nom et qui, la plupart du temps, a choisi d’exercer sous le statut juridique d’autoentrepreneur ou micro-entrepreneur.

Comme l’entreprise du freelance est sous son nom propre, il y a des différences par rapport aux statuts juridiques plus classiques (SA, SAS, SARL…). En effet, l’autoentrepreneur est redevable totalement des dettes générées par son activité, quelle que soit sa nature. Au sein des sociétés, les actionnaires ne sont responsables des dettes qu’à hauteur de leurs apports en capital social. Par ailleurs, les cotisations sociales de l’autoentrepreneur sont calculées sur la base de son chiffre d’affaires. Le montant des cotisations sociales et patronales représente une part conséquente de la masse salariale totale.

Comme les revenus du freelance dépendent de son CA, il convient de bien prendre en compte ce dernier, car un mauvais calcul peut réduire considérablement les estimations espérées en revenus nets. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter www.pole-autoentrepreneur.com.

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Les charges sociales de l’autoentrepreneur

Les autoentrepreneurs sont tenus de payer directement leurs charges sociales au moment où ils déclarent leur CA mensuel ou trimestriel auprès de l’URSSAF. Ce système est appelé régime micro-social. Le pourcentage varie entre 13 à 23 %, en fonction de l’activité du concerné.

En ce qui concerne la couverture sociale, pour en bénéficier, il est nécessaire de déclarer un CA minimum. Ainsi, il faut environ 9 000 € de chiffre d’affaires annuel pour valider quatre trimestres de retraite en profession libérale.

L’impôt sur le revenu

L’autoentrepreneur ne dispose pas de fiche de paie ni de contrat de travail puisqu’il est son propre patron. En effet, l’article 143-3 du Code du travail encadre les versements et rémunérations comme un processus s’exerçant par l’employeur à destination des employés.

Ainsi, pour calculer l’impôt sur le revenu, il convient de se baser sur des modalités particulières qu’il faut appréhender de manière précise. L’autoentrepreneur a deux possibilités : soit il indique les montants correspondants au titre de l’année précédente sur les déclarations des revenus, soit il choisit le prélèvement libératoire de l’impôt sur le revenu. C’est une disposition permettant à un autoentrepreneur de procéder au paiement de cet impôt directement via le CA effectif.

Pour ce faire, il faut calculer de la même manière que les cotisations sociales et la formation professionnelle avec des taux de 1 %, de 2,2 % pour les activités libérales, et de 1,7 % pour les prestations de services. Les années précédentes, il ne faut pas avoir dépassé un certain seuil en ce qui concerne les revenus perçus.