je suis en cdi et je veux creer mon entreprise

Je suis en CDI et je veux creer mon entreprise : les étapes ?

Sommaire

En 2021, 930 000 entreprises ont été créées en France. Vous pouvez garder votre CDI tout en lançant une activité, mais il faut respecter le contrat de travail, la clause de non‑concurrence et l’obligation de loyauté. Vous devez aussi choisir un statut adapté, sécuriser le financement et organiser votre protection sociale avant de démarrer.

Le cadre légal et les obligations du salarié souhaitant créer une entreprise en CDI

Vous devez d’abord vérifier votre contrat de travail et les accords d’entreprise. Vous devez repérer une clause de non‑concurrence, une clause d’exclusivité ou une mention sur le cumul d’activités. Vous devez informer ou demander une autorisation si la convention collective ou le statut l’exige.

La compatibilité du CDI avec une activité indépendante et les règles de cumul d’activité

Vous devez contrôler toutes les clauses contractuelles avant toute démarche formelle. Vous devez distinguer activité accessoire (petits revenus ou heures en dehors du temps de travail) d’une activité qui concurrence l’employeur. Vous devez veiller à ne pas empiéter sur vos horaires de travail et à respecter l’obligation de loyauté.

1/ Contrôle du contrat : relire les clauses et noter les interdictions précises. 2/ Nature de l’activité : définir si l’activité cible le même marché ou les mêmes clients que l’employeur. 3/ Horaires : planifier l’activité hors temps de travail et conserver des preuves (plannings, factures).

Vous devez consulter un avocat ou un conseiller en droit du travail si une clause semble restrictive. Vous devez garder des échanges écrits avec l’employeur si vous l’informez.

La clause de non-concurrence et l’obligation de loyauté expliquées pour éviter les risques

Vous devez identifier l’existence, la portée géographique et la portée sectorielle d’une clause de non‑concurrence. Vous devez vérifier si l’employeur verse une indemnisation en contrepartie et sa durée après la rupture du contrat. Vous devez évaluer si l’activité peut être aménagée pour ne pas tomber sous le coup de la clause.

Vous pouvez demander une renonciation formelle de l’employeur ou négocier des limites (territoire, clientèle). Vous devez documenter toute renonciation par écrit afin d’éviter un litige ultérieur.

Actions recommandées selon la situation
Situation Action recommandée Délai typique
Activité accessoire Informer l’employeur par écrit et conserver l’accusé Avant le démarrage
Clause de non‑concurrence Consulter un avocat et négocier une renonciation 1 à 3 mois
Fonction publique Demander l’autorisation formelle auprès de l’administration 2 mois avant le début
Projet de rupture Préparer dossier Pôle emploi et discuter d’une rupture conventionnelle Variable 1 à 2 mois

Après avoir sécurisé le cadre légal, vous devez choisir le statut juridique et organiser les démarches administratives. Vous devez aussi vérifier les aides disponibles (ACRE, ARE) et préparer un plan de financement minimal pour couvrir 6 à 12 mois de trésorerie.

Le parcours pratique et les choix administratifs pour lancer une activité tout en restant salarié

Vous devez privilégier un statut simple pour tester l’activité. Vous devez sécuriser le financement avant de réduire votre temps de travail ou quitter le CDVous devez activer les aides possibles et planifier l’immatriculation.

Le choix du statut juridique se fait selon chiffre d’affaires protection sociale et complexité administrative

Vous devez comparer micro‑entreprise, SASU et SARL sur la fiscalité, les cotisations et la protection sociale. Vous devez retenir que la micro‑entreprise reste simple et peu coûteuse : seuils 2023 approximatifs pour la franchise en base TVA et le régime micro‑social : 176 200 € pour les ventes et 72 600 € pour les prestations de services (source : service‑public.fr). Vous devez prévoir une évolution du statut si le CA dépasse ces seuils.

Vous pouvez débuter en micro‑entreprise pour tester l’offre puis passer en SASU ou SARL si la structure nécessite des salariés, une protection patrimoniale ou une optimisation fiscale.

Le financement et les aides mobilisables ainsi que les démarches administratives à prioriser immédiatement

Vous devez vérifier l’éligibilité à l’ACRE et le cumul avec l’ARE si vous perdez votre emploi. Vous devez préparer un business plan simple, un prévisionnel 12 mois et un dossier bancaire pour micro‑crédit ou prêt d’honneur. Vous devez solliciter un rendez‑vous Pôle emploi si vous envisagez une séparation et contacter un expert‑comptable pour le choix fiscal.

1/ ACRE : vérifier les conditions d’exonération de cotisations et la durée. 2/ Aides locales : contacter la chambre de commerce ou la mission locale pour des subventions ou prêts. 3/ Documents : immatriculation, inscription URSSAF et ouverture d’un compte professionnel si le statut l’exige.

Vous devez lister un calendrier précis : informer l’employeur si nécessaire, immatriculer l’entreprise, activer les protections sociales et tester l’activité avant toute rupture. Conserver votre CDI jusqu’à avoir des revenus stables reste souvent la stratégie la moins risquée.

Réponses aux interrogations

Comment obtenir la prime de 3.000 € pour un jeune entrepreneur ?

Si on a moins de 30 ans et un projet, il existe une aide directe, la prime de 3 000 euros, versée via un acteur du financement habilité. En clair, on peut être mis en relation avec un organisme qui complète un micro,crédit ou un prêt facilité pour lancer une activité non immatriculée ou immatriculée depuis moins de 3 mois. Pas de magie, il faut présenter le projet, un plan simple, et souvent un accompagnement local. Astuce pratique, prendre rendez-vous avec les missions locales ou structures 1jeune1solution, elles connaissent le parcours et aident à monter le dossier rapidement et concrètement.

Puis-je toucher le chômage si je crée mon entreprise ?

Après la création d’une micro,entreprise, s’inscrire à France Travail est une étape utile pour garder un filet, et oui, on peut cumuler chômage et revenus d’activité. Quand l’activité salariée est perdue avant ou après la création, l’allocation d’aide au retour à l’emploi ARE peut être versée en complément des recettes de la micro,entreprise, parfois intégralement selon la situation et le calcul. Il faut déclarer ses revenus, suivre les obligations et demander l’accompagnement dédié. Conseil vécu, anticiper les mois creux, tenir un tableau simple des recettes, et garder l’esprit positif, avancer sereinement.

Puis-je être salarié et créer mon entreprise ?

En principe on peut cumuler le statut de salarié avec celui de micro,entrepreneur, bonne nouvelle si l’envie de tester un projet en parallèle. Attention quand même aux clauses du contrat de travail, non,concurrence, exclusivité, et obligations de loyauté, elles peuvent limiter ou empêcher l’activité accessoire. Petite anecdote, j’ai vu un collègue qui a dû clarifier son sujet avec le manager, discussion utile pour poser les règles et éviter le clash. Conseil concret, lire le contrat, informer l’employeur quand c’est requis, vérifier l’impact sur temps et charge mentale, et garder un plan B pragmatique et réaliste toujours.

Quel est le statut le plus avantageux fiscalement ?

Pour payer moins de charges, la micro,entreprise est souvent la réponse la plus simple, surtout au démarrage. Cotisations sociales et fiscales y sont faibles et calculées sur le chiffre d’affaires, pas sur un bénéfice théorique, ce qui évite les surprises quand on débute. Ce statut convient aux activités de faible envergure et à ceux qui veulent tester leur marché sans complexité comptable. Inconvénient, plafonds de chiffre d’affaires et protections limitées. Astuce pratique, commencer micro,entrepreneur pour monter en compétences, puis basculer vers un statut adapté si le projet prend de l’ampleur, on gagne en sérénité et partager ses retours avec l’équipe.

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